NXP Semiconductors aborde l'avenir avec sérénité
Après une réorganisation mondiale, le groupe néerlandais est introduit en bourse
Installé sur le campus EffiScience deColombelles (périphérie de Caen – Basse-Normandie), NXP Semiconductors aborde avec sérénité son introduction prochaine en bourse. Arrivé au terme de sa restructuration mondiale, le groupe néerlandais emploie aujourd’hui plus de 600 personnes dans le Calvados, dont l’essentiel en Recherche et Développement (soit environ 15% de l’effectif R&D mondial du groupe). Le site NXP de Caen-Colombelles est un véritable poumon du développement de circuits en France. Au total, NXP compte 700 personnes dans l’Hexagone (dont 70% en R&D). Depuis l’automne 2009, le groupe néerlandais a recruté quelques dizaines d’ingénieurs de conception à Caen.
Présent sur tous les continents, NXP emploie 28 000 personnes dans le monde et affiche un chiffre d’affaires de 3,8 milliards de dollars en 2009. Au niveau mondial, NXP a été remodelé en se repositionnant sur les circuits mixtes hautes performances, après avoir cédé ses activités SoC numériques (système sur une puce) à ST-Ericsson pour la partie téléphonie mobile et à l’Américain Trident pour la partie décodeurs et téléviseurs (NXP prenant une participation de 60% dans Trident). En France, le savoir-faire des ingénieurs de NXP a notamment été reconnu dans les circuits RF. Les trois-quarts de la R&D de NXP dans la technologie communication courte portée NFC (near-field communication) sont effectués à Caen. Mais les compétences françaises en développement de circuits mixtes sont diverses et concernent également les drivers de DEL, les circuits HDMI, les tuners silicium, les convertisseurs ultra-rapides, les composants pour stations de base, la télématique automobile, etc.
Pour rappel
Suite à la restructuration de NXP Semiconductors, l’ancien site de NXP de Côte de Nacre au nord de Caen, a été cédé à la start-up IPDia, focalisée sur les composants à passifs intégrés sur silicium, grâce au procédé de fabrication 3D sur silicium précédemment développé sur place par NXP. IPDiA emploie aujourd’hui plus de 100 personnes et a démarré début 2010 avec ses partenaires, dont le Francilien 3D Plus, un grand programme de R&D PRIIM (Projet de Réalisation et d’Innovation Industrielle de Microsystèmes hétérogènes) doté d’un budget de 53 millions d’euros sur 4 ans.
Autre externalisation réussie, Presto Engineering a repris en début d’année un laboratoire d’analyses de NXP à Caen et emploie aujourd’hui une vingtaine de personnes. La start-up se définit comme l’inventeur du concept labless qui, à l’instar des fabless, définit des entreprises qui font appel à des sociétés externes pour des prestations d’analyse et de test coûteuses en investissement. NXP Caen est d’ailleurs l’un de ses clients en matière de validation et de qualification de semiconducteurs.
Source : http://semiconductor.vipress.net
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